Expositions et salons

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2009

Saison culturelle turque en France

La programmation débutera en juillet et s’achèvera en mars 2010 avec le Salon du livre dont l'invité d'honneur pourrait être la Turquie. Elle sera ponctuée par trois grandes expositions, aux Galeries nationales du Grand Palais en octobre, sur l’histoire et la vie culturelle d’Istanbul, au Louvre sur les textiles et caftans du palais de Topkapi et, enfin, à la Cité des sciences sur Troie. Dans l’intervalle, artistes et écrivains turcs seront présents dans nombre de festivals, centres d’art et institutions culturelles à travers toute la France.

Linz (Autriche) et Vilnius (Lituanie),
capitales européennes de la culture

2009 Année internationale des fibres naturelles

JUIN

Du 12 juin au 12 septembre :
Voyage avec Annie Cicatelli et Les Grandes expéditions maritimes et terrestres, à la Cité de l'Ecrit de Montmorillon (86), exposition brodée d'été organisée par l'association Au Fil du Poitou. Renseignements : Blog de l'association. Inauguration officielle de l'exposition le 20 juin à 11 heures.

Les 27 et 28 :
La route du blé en Beauce, exposition de l'association Beauce Arts-Textiles à l'ancien presbytère, 2 rue du 7 août. Les visiteurs pourront admirer les travaux des adhérentes sur le thème "le fil d'Ariane" ainsi que des quilts roumais du groupe textile Peticelul International.

Jusqu'au 28 :
Fastes de cour et cérémonies royales - Le Costume de Cour en Europe 1650 - 1800, au château de Versailles.
L’exposition retrace l’histoire du costume de Cour en Europe et met ainsi en lumière l’influence majeure de la France dans ce domaine du milieu du XVIIe siècle au début du XIXe siècle. Pour la première fois, plus de 200 oeuvres (costumes, joyaux, iconographie) liées à des monarchies européennes prestigieuses sont ici rassemblées pour une exposition qui ne sera présentée qu’à Versailles. Le Victoria & Albert Museum, le Palais Pitti à Florence, le musée du Louvre, le musée Galliera, les Arts décoratifs, les Archives nationales, ainsi que des collectionneurs privés ont accepté de prêter leurs oeuvres. Les collections royales de Londres, de Dresde, du Danemark (château de Rosenborg), de Suède (Livrustkammaren), du Portugal (Palais d’Ajuda), mais aussi les collections impériales de Vienne (Kunsthistorisches Museum), des tsars de Russie (musée de l’Ermitage), et de la Cathédrale de Cologne seront pour la première fois présentées en dehors de leur pays d’origine. Cet événement s’inscrit dans le cycle des expositions évoquant la vie de Cour aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme Versailles et les tables royales en Europe XVIIe – XIXe siècles en 1993-1994. Avec le costume de Cour se développe un véritable langage politique, dont la première fonction est de traduire visuellement la hiérarchie du pouvoir. Les costumes présentés dans l’exposition évoquent à la fois les circonstances extraordinaires fondatrices de la Monarchie, de la vie des monarques européens et de leurs courtisans, (sacre, couronnement et cérémonies d’Ordres royaux), mais également des circonstances prestigieuses qu’on retrouve dans toutes les cours comme les mariages. Les tenues portées lors de ces événements se singularisent par leur soumission au formalisme de l’Étiquette de la Cour. Ce sont le luxe des matériaux, des étoffes, des broderies, des dentelles, des passementeries et l’accumulation des joyaux et des pierreries, qui font que les vêtements de cour s’adaptent à telle ou telle circonstance. Le costume s’impose ainsi comme une vitrine du commerce de luxe, dont il emploie les innovations techniques et esthétiques. Avec la montée en puissance de la mode et le renouvellement accéléré des formes vestimentaires, le costume de cour évoluera vite. Cependant, les nombreuses commandes royales européennes, passées à Paris, attestent du rayonnement de la France et de son influence majeure en matière de costume de cour et de mode à travers la qualité remarquable atteinte par les artisans parisiens.

Jusqu'au 19 juillet :
"Baroque 1620-1800 : la mode au temps de la splendeur", au musée Victoria and Albert à Londres. L'exposition propose un style qui a vu le jour en Italie et en France avant de gagner le monde à la faveur des conquêtes des puissances européennes et de l'influence croissante de l'Eglise catholique. Site web : www.vam.ac.uk.

Jusqu'au 24 juillet :
Soie, Ors et trésors des visitandines au show-room de la Manufacture Prelle de Paris, 5 Place des Victoires, 75001 Paris. Renseignements : http://www.prelle.fr/fr/actualites/.
A l'occasion de son exposition à Moulins "De fleurs en aiguilles - L'art de la broderie chez les visitandines" (voir plus bas, fin de l'exposition le 15 novembre), le Musée de la Visitation a choisi le showroom parisien de Prelle pour présenter 25 chasubles exceptionnelles. De son coté, la manufacture Prelle présentera quelques unes des magnifiques réalisations de motifs liturgiques tissés et employés au cours du XIXème siécle par le clergé dans le monde entier.
En photo, Chasuble et Pluviale avec orfrois réalisées avec les étoffes livrées par Prelle en 1879. Au premier plan, Livre de commissions du mois d'Août 1879 avec le détail de la commande de Monseigneur l'Evêque de Moulins.

Jusqu'au 25 juillet :
Vêtements brodés de Kate et Grant, à la galerie Marie-Victoire Poliakoff, 95 rue de Seine, 75006 Paris. Ces deux artistes achètent des vêtements anciens et les font revivre en brodant dessus de la poésie. Pour plus de renseignements, cliquez ici.

Jusqu'au 26 juillet :
Elégance et modernité (1908-1958), un renouveau à la française", Galerie des Gobelins, 42 avenue des Gobelins, 75013 Paris (métro Gobelins), T. 01 44 08 53 49. De 12h30 à 18h30, fermé le lundi.
Le Mobilier national possède un ensemble unique de mobilier garni de tapisseries issues des Manufactures de Beauvais, des Gobelins et de la Savonnerie de la première moitié du XXème siècle, qui est l’un des fleurons de ses collections. Ce mobilier exceptionnel, initialement destiné aux résidences présidentielles et aux salons d’apparat des ambassades de France, offre un témoignage éblouissant d’un certain luxe à la française et d’un moment privilégié où la tradition du savoir-faire ancestral des Manufactures nationales épouse avec bonheur les formes renouvelées de l’art du XXème siècle.
Cette collection est exposée à Paris pour la première fois à la Galerie des Gobelins. La diversité et la somptuosité de l’ensemble (sièges, paravents, écrans, sacs à main…) témoignent du succès de la collaboration des trois manufactures et de leur effort pour concilier l’art délicat de la tapisserie avec la modernité des formes créées par les meilleurs décorateurs français.
En faisant appel aux artistes de leur temps pour fournir les cartons destinés à être traduits en tapisserie, en développant une collaboration intime entre artistes cartonniers et créateurs de mobilier, les directeurs de l’époque écrivent une des plus belles pages de l’art décoratif du XXème siècle. Ils sollicitent des grands maîtres contemporains, des décorateurs, comme Raoul Dufy, Paul Vera, Odilon Redon ou André Groult, Louis Süe et André Mare, Charles Dufresne, Xavier Longobardi, Gilbert Poillerat ou André Arbus... Grâce à l’impulsion des artistes conjuguée à celle des trois manufactures, cet art si particulier de la tapisserie d’ameublement connaît un véritable âge d’or.

Jusqu'au 29 juillet :
Coup de vent sur la laque, au musée de l'Eventail, 2 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris, T. 01 42 08 90 20.
Exposition organisée par le Musée de l'Eventail et l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Arts Olivier de Serres.

Jusqu'au 23 août :
Jardins et cosmos, les peintures royales de Jodhpur, au British museum de Londres. Pour plus de renseignements, site web : www.britishmuseum.org.
Cette exposition du British Museum permet aux visiteurs de découvrir pour la première fois en Europe une soixantaine d'oeuvres venues d'Inde, montrant l'art traditionnel des palais royaux entre les 17ème et 19ème siècles.

Jusqu'au 30 août :
Le costume populaire russe, Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, 5 avenue Marceau, 75016 Paris, T. 01 44 31 64 00. Site web : http://www.fondation-pb-ysl.net.
La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent présente, en collaboration avec le musée Ethnographique de Russie, une exposition consacrée aux costumes populaires russes des XIXe et XXe siècles. Portés à l’occasion de fêtes saisonnières ou de mariages, ces costumes russes représentent merveilleusement bien la tradition populaire, renforcée par des jeux subtils de superposition et de nuances de couleurs. Une série de photographies de la collection Shabelskaya (fin XIXe, début du XX siècle) sera également exposée. Ces photos sont un excellent témoignage de la richesse de ces costumes et de leur mise en scène.

Jusqu'au 30 août :
Les Trésors des icones bulgares, Sainte-Chapelle du Château de Vincennes, ouverte tous les jours de 10 à 18 heures excepté le 21 juin lors de la Fête de la Musique. Renseignements : http://www.chateau-vincennes.fr.
A l'occasion de la réouverture de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, après deux années de restauration, le Centre des monuments nationaux présente en coproduction avec la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie une exposition exceptionnelle consacrée aux icônes bulgares.
Celle-ci rassemble des chefs-d'œuvre de l'art orthodoxe balkanique du IVe au XIXe siècles, dont 80 icônes issues des musées nationaux bulgares et principalement du département d'art médiéval de la Galerie Nationale des Beaux-Arts de Bulgarie. Son directeur, Boris Danaïlov assure le commissariat de l'exposition. C'est la première fois qu'un tel ensemble est prêté par les musées bulgares à un établissement étranger. Le catalogue de l'exposition « Les Trésors des icônes bulgares » est publié aux Editions du patrimoine.

Jusqu'au 6 septembre :
Dentelle contemporaine, 5 artistes : Marie-Thérèse Bonniol, Danièle Vanschelle, Pierre Varenne, Catherine Parfait-Maze et Didier Noisetier. Au Parc de Wesserling – Écomusée textile, 68470 Husseren–Wesserling, site internet : http://www.parc-wesserling.fr.
D’inspiration moderne ou ancienne, la dentelle se veut résolument contemporaine dans cette exposition. Le travail minutieux des artistes souligne le relief créé par les fils de plus en plus serrés, la profondeur apportée par l'emploi de fils de différentes grosseurs, le mouvement obtenu par un fil qui n'est pas suffisamment tendu... Une simple idée technique peut être ainsi l'origine d'un projet original. La plupart du temps, c'est une image qui en est le point de départ, une image récoltée dans un jardin, dans une rue. C'est un tronc d’arbre, c'est un mur de briques... L’artiste ne transcrit pas fidèlement ces images, il ne fait que les utiliser. Il préfère l'abstraction qui offre plus de liberté pour celui qui crée comme pour celui qui regarde. (Photo : oeuvre de Pierre Varenne).

Jusqu'au 6 septembre :
Femme de ménage, exposition au musée de l'Histoire de la ville de Bielefeld, en Allemagne. Renseignements : www.historisches-museum-bielefeld.de.
L'exposition "Femme de ménage" s'intéresse aux générations de femmes qui ont travaillé dans l'ombre pour mettre de l'ordre dans les maisons, bureaux ou hôpitaux. Elle retrace le bouleversement des conditions de travail depuis le XIXème siècle, ainsi que l'évolution du statut de femme au foyer en Occident.

Jusqu'au 4 octobre :
Couleurs à tous les étages !, au Musée Bargoin, 45 rue Ballainvilliers, 63000 Clermont-Ferrand.
Depuis la Préhistoire jusqu’à nos jours, quelle que soit la région du monde considérée, l’Homme a appris à trouver dans son environnement ce qui lui était nécessaire pour se nourrir, s’abriter, se vêtir… et pour produire de la couleur. Qu’ils soient utilisés tels quels (dans les mosaïques de pierres naturelles), qu’ils subissent des transformations mécaniques (comme la taille) ou chimiques (comme le chauffage ou les mélanges d’ingrédients), les très nombreux composants issus du monde naturel, ont été habilement expérimentés et maîtrisés. Percer les secrets des alchimistes de la couleur est donc tout l’enjeu de cette exposition grâce à la mise en regard des matières premières, des modalités d’extraction des pigments qu’elles renferment, d’exemples concrets d’utilisation et bien sûr de précieuses explications.
Bien qu’évoquant deux aspects de la couleur, « Couleur à tous les étages » propose une scénographie unique qui permet de se repérer facilement, où que l’on soit dans le musée. En effet, les différentes zones de l’exposition s’articulent toutes de la même manière : le nom de la couleur traitée, une « box » contenant les pièces minérales, végétales ou organiques desquelles sont extraites la couleur en question et enfin des exemples concrets de l’utilisation faite des pigments.

Jusqu'au 4 octobre :
8èmes rencontres internationales des arts du chapeau 2009, à l'Atelier-Musée du Chapeau, 16 route de Saint Galmier, 42140 Chazelles-sur-Lyon, T. 04 77 94 23 29, www.museeduchapeau.com.
L'Atelier-musée a reçu 153 chapeaux issus de 21 pays différents. Le jury s'est réuni le 26 mars dernier sous la présidence du représentant de la Maison Jean-Paul Gaultier, parrain du concours, et a décerné 10 prix. (Photo Véronique Védrenne)

Jusqu'au 18 octobre :
Secrets de sacristie, à la Maison des Dentelles d'Argentan, 34 rue de la Noë, 61200 Argentan, T. 02 33 67 50 78.
Depuis de siècles, dentelles et broderies sont présentes dans nombre de vêtements liturgiques et linge d'église. L'exposition dévoile l'éclat de ses tissus, la diversité des techniques et la beauté des objets qui sont liés à ces parures. Dorées, brodées ou finement exécutées à l'aiguille ou au fuseau, les pièces sont autant de témoignages d'un savoir-faire unique du XVIIe au XXe siècle.

Jusqu'au 31 octobre :
Secrets de femme en dentelle et broderie, au Centre d'enseignement de la dentelle au fuseau de Puy-en-Velay. Renseignements : www.ladentelledupuy.com.
Le Centre d'Enseignement de la Dentelle au Fuseau et l'Institut de Recherche des Arts Textiles organisent au Puy-en-Velay (Haute-Loire), haut-lieu historique de la dentelle, une exposition intitulée "Secrets de femme en Dentelle et Broderie". Cet événement met en valeur la lingerie féminine haute couture de la fin du XIXe au début du XXIe siècle. Sont présentés au grand public des chefs-d'oeuvre réalisés par plusieurs générations de dentellières et brodeuses: parures de lingerie, déshabillés, robes d'intérieur, nuisettes, corsets, mules, gants, éventails ...

Jusqu'au 1er novembre :
Aussi rouge que possible, au musée des Arts décoratifs, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris, T. 01 44 55 57 50, site web www.lesartsdecoratifs.fr. (Photo : Dominique Cohas).
La couleur rouge est ambivalente, multiple, effrayante, puissante, majestueuse, luxueuse, érotique, féerique et infernale. En la choisissant pour thème, le nouvel accrochage de la galerie d'étude du musée des Arts décoratifs s'ouvre à l'ensemble des collections. Arts déco, mode, textiles, publicité : cette présentation permet de montrer, avec plus de 400 objets, la diversité du fonds du musée autant que l'importance de cette couleur à travers sa symbolique, son utilisation technique et matérielle. Il s'agit d'évoquer les nombreux domaines où le rouge apparaît de manière incontournable à toutes les époques et sous toutes ses formes : alezan, andrinople, bourgogne, cardinal, carmin, cerise, cramoisi, écarlate, magenta, pourpre, rouille, terra cotta, vermillon et bien d'autres...

Jusqu'au 11 novembre :
Rudolf Noureev, la trame d'une vie , exposition d'une centaine de costumes de ballets au Centre National du Costume de Scène, Quartier Villars, 03000 Moulins, T. 04 70 20 76 20, http://www.cncs.fr.
A l’occasion de la donation au Cncs par la Fondation Rudolf Noureev d’une importante collection de documents, d’objets, de mobiliers, d’oeuvres d’art, de costumes ayant appartenu au danseur et chorégraphe devenu légendaire, et en préfiguration du « lieu de mémoire Rudolf Noureev » qui sera installé au Quartier Villars, le Cncs et la Fondation Rudolf Noureev présentent cette exposition qui évoque, à travers photographies, costumes, maquette la vie de cette icône de la danse et ses ballets.
Conçue à partir des collections de photos et de costumes ayant appartenu à Rudolf Noureev, l’exposition développe, sur 1.500 m2 de surface, les principales étapes d’une vie entière dédiée à la danse. « On vit parce qu’on danse, on vit tant qu’on danse » répétait Noureev, brûlant aux quatre coins du monde les étapes d’un parcours de danseur, de chorégraphe, de maître de ballet et de directeur de compagnie…
Une centaine de costumes des ballets qu’il a dansés, des productions qu’il a montées, signés par Cecil Beaton, Ezio Frigerio, Nicholas Georgiadis, Martin Kamer, Franca Squarciapino formeront un des axes majeurs de l’exposition, scénographiée par Ezio Frigerio. Pour évoquer cette vie légendaire, l’exposition présente une centaine de photos pour la plupart provenant des collections de Rudolf Noureev, gardées par lui dans les multiples lieux de vie où il posa ses valises, entre Paris, Londres, New York… Des extraits de films sont également présentés. On y découvrira la présence de Noureev qui, sur un plateau de théâtre, captait l’attention de la salle entière et l’attachait à lui.

Jusqu'au 15 novembre :
De fleurs en aiguille, au musée de la Visitation de Moulins (03). Renseignements : http://www.musee-visitation.eu/.
Le Musée de la Visitation vous propose de vous passionner pour une collection unique et totalement inédite, un patrimoine artistique méconnu français et européen : les œuvres brodées de la Visitation.
Cette exposition rassemble en effet près de deux cents pièces textiles brodées : vêtements liturgiques, parements d'autels ou encore bannières. Cet ensemble est d'autant plus rare que contrairement aux textiles civils ou au contenu des sacristies paroissiales, ces œuvres sont dans un parfait état de conservation.
Vous admirerez le talent des visitandines, souvent anonymes pour mêler les soies chatoyantes, à l'or et à l'argent. De ces fils et de leur aiguille elles créent des décors somptueux, emplis d'élégants rinceaux, des cornes d'abondance et des myriades de fleurs chamarrées. Par le fil et par l'aiguille, par leur talent et leur passion, les visitandines ont cherché à exprimer leur foi. Traitées de manière savante ou imprégnées de naïveté, les scènes religieuses, les portraits de saints ou les motifs allégoriques sont embellis d'arabesques, de rinceaux d'or et surtout de fleurs somptueuses, dans des décors propres à chaque époque.
Du début du XVIIème siècle à nos jours, d'Angleterre en Italie et du Portugal en Belgique, De fleurs en aiguille, vous ferra voyager à travers des quatre derniers siècles de l'art décoratif européen.
Dans une atmosphère intimiste, vous ressentirez l'ambiance monacale dans laquelle ces œuvres ont été minutieusement conçues, patiemment exécutées et surtout précieusement conservées au travers des siècles et des péripéties de l'Histoire.
Puis, au-delà du charme dégagé par les broderies des visitandines, cette exposition s'intéresse au milieu qui les a vu naître, aux conditions de leur conception et de leur création à l'ombre des cloîtres.

Jusqu'au 12 janvier :
Le musée Liechtenstein invite à découvrir la peinture et ses cadres avec quelques exemplaires rares du XVème siècle. De l'opulence à la simplicité, l'encadrement a lui aussi suivi des modes, et certains affirment même qu'à l'époque baroque le cadre était plus important que la peinture elle-même. L'essentiel de la collection appartient à la famille princière du Liechtenstein. Pour plus de renseignements : www.liechtensteinmuseum.at.

Jusqu'à 31 janvier :
Madeleine Vionnet, puriste de la Mode, première rétrospective parisienne rendant hommage à l’une des plus grandes couturières françaises du XXe siècle à travers cent trente modèles de 1912 à 1939 conservés aux musée des Arts Décoratifs. 107 rue de Rivoli, 75001 Paris, T. 01 44 55 57 50 (métro Palais-Royal, Pyramides ou Tuileries). Pour plus de renseignements, cliquez ici.
Pionnière dans la maîtrise de la coupe en biais et de l’art du drapé, elle a su mettre son génie au service des femmes et de leur bien-être. Madeleine Vionnet a permis une véritable transformation de la silhouette et de l’esthétique, marquant ainsi l’évolution de l’émancipation du corps féminin. Figure phare de la haute-couture de l’entre-deux guerres, Madeleine Vionnet est considérée comme « le couturier des couturiers ».

Jusqu'à janvier 2010 :
Boutons griffés, au Parc de Wesserling – Écomusée textile, 68470 Husseren–Wesserling, site internet : http://www.parc-wesserling.fr.
La date d’apparition du bouton tel que nous le connaissons est imprécise (entre le 12e et le 15e siècle selon les auteurs et la définition technique). Il complète puis supplante lacet, agrafe, épingle… Jusqu’au milieu du 19e siècle, il est exclusivement d’usage masculin. L’ancêtre du bouton jurassien est issu du tournage sur bois, il est tout d’abord en buis. Ensuite, d’autres techniques de l’industrie thermoplastique ou métallurgique ont été utilisées pour sa fabrication. Les matières se sont également diversifiées, autres essences de bois, coco, corozo (ivoire végétal tiré de la noix d’un palmier), corne, nacre, écaille, galalithe (caséine formolée obtenue à partir du lait de vache), matières thermoplastiques, métal… Chaque période possède son style, ses formes, ses matières, à l’infini, utilitaires ou précieux. Aujourd’hui, cinq entreprises se consacrent à produire le bouton jurassien : Boutons Kocher à Lavans-les-Saint-Claude, Éts Simon Lahu à Lizon /Saint-Lupicin, Éts Meynier à Lavans-les- Saint- Claude, Éts Tacchini à Saint-Claude et Brochot Frères à Pont-de-Poitte. Venu de l’histoire, le bouton file vers l’avenir avec l’adaptation aux techniques les plus modernes, lasers (découpe, décors, perçage, …), numérisation….. Le bouton jurassien survivra, créatif, « fashion », de haut de gamme. Une belle griffe du « Made in Jura » sur une production textile mondialisée.

JUILLET

Du 1er au 6 :
Exposition de points comptés, organisée par le club Un Point c'est tout, de Dolus, sur l'Ile d'Oléron. A la Salle des fêtes de Dolus, de 10 à 19 heures. Participation des Créations Annie Cicatelli et d’Annick Abrial, Atelier des Elfes, Frédérique Leroy, Isabelle Faidy, Isabelle Haccourt-Vautier, Jardin Secret, Le Lin d’ACB et Marie-Thérèse Saint-Aubin.

Du 3 au 5 :
18ème Festival du lin et de l'aiguille, réparti sur 8 sites et organisé par l'association Alliance et Culture. Participation d'artistes nationaux et internationaux, visites, conférences, marché du lin. En Seine-Maritime. Renseignements : www.festivaldulin.org ou allianceetculture@wanadoo;fr, T. 02 35 04 22 22.

Du 3 au 5 :
1ère édition du salon Fil en Fête, organisé par l'Atelier d'Arts de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), en partenariat avec la ville. De 10 à 19 heures. Renseignements : site de la mairie de Saint-Jean-d'Angély. Seront proposés au public :
- Des expositions de patchworks contemporains, traditionnels, de coiffes charentaises et de costumes traditionnels.
- Des stages de broderie, broderie Hardanger, de Boutis, etc. avec des artistes textile de renommée internationale.
- Des démonstrations de Lirette, de dentelle aux fuseaux, de repassage de coiffes traditionnelles.
- Un espace boutique.

Du 17 juillet au 30 décembre :
Fraises et cols extravagants, au musée des Manufactures de Dentelles, 14 avenue de la gare, 43130 Retournac, T. 04 71 59 41 63. Renseignements : Site internet du musée.
Cet accessoire de mode est caractéristique de la seconde moitié du 16e siècle et du 17e siècle. Porté tant par les femmes que les hommes, il a fait l'objet de diverses techniques, s'est développé avec des formes multiples, dans de nombreux pays. Cet élément du costume a participé à l'extravagance de la mode de l'époque décriée dans des caricatures.
L'exposition, réalisée en partenariat avec Youlie Spantidaki, spécialiste des dentelles anciennes (Centre de Recherche et de Restauration des Textiles Archéologiques à Athènes) amènera de nouveaux partenariats pour le musée : le Centre National du Costume de Scène de Moulins, la Comédie Française, des écoles de costumière, des artistes contemporains. L'exposition abordera les aspects stylistiques et techniques des fraises mais également les aspects sociaux liés à cette mode et les moqueries qui en ont découlées. Elle présentera également des regards contemporains sur cet étonnant objet.

Le 2O :
Journée Portes Ouvertes chez Au Ver à Soie, 102 rue Réaumur, 75002 Paris. De 12h30 à 17h30. L'occasion de connaître ce lieux mythique et d'acheter des fils de soie à des petits prix. Renseignements : 06 08 02 79 22.

SEPTEMBRE

Du 15 au 18 :
Expofil, salon spécialiste de la matière première, orienté vers les tendances des futures collections de fils. Au Parc des expositions de Villepinte.
Une expertise précieuse pour tous les marchés du textile mode : tissage chaîne et trame, maille circulaire, maille rectiligne et tricot main. Et aussi, les toutes dernières innovations en matière de développement durable et de haute performance. Pour plus de renseignements, cliquez ici .

Du 17 au 20 :
15ème Carrefour européen du patchwork, à Saint-Marie-aux-Mines (Alsace). Renseignements : http://www.patchwork-europe.com
En 2009, le Carrefour Européen du Patchwork mettra à l’honneur la Hongrie (pays européen invité d’honneur) et la Nouvelle-Zélande (pays extra-européen) pour des expositions exclusives en Europe.
A l’occasion de son 15ème anniversaire, le Carrefour Européen du Patchwork a décidé d’accorder une place importante aux quilts traditionnels, notamment avec une collection remarquable présentée par Jacques Légeret en collaboration avec l’Association Française d’Histoire Anabaptiste et Mennonite.
France Point de Croix invitera Francine Zeil pour une exposition dédiée au patrimoine de broderie populaire alsacienne, tandis que France Patchwork promet des oeuvres surprenantes à l’occasion du 25ème anniversaire de l’association.

Le 18 :
1ère Nuit de la Broderie, organisé par l'Atelier 196 chez Au Ver à Soie, 102 rue Réaumur, 75002 Paris. De 18 à 24 heures. L'occasion de connaître ce lieux mythique et d'acheter des fils de soie à des petits prix. Pour suivre les préparatifs, vous pouvez consulter le blog de la Nuit de la Broderie, avec des nouvelles tous les mardis. Renseignements : 06 08 03 79 22.

Du 19 au 27 :
Exposition de patchwork et broderie, organisée par l'association Le Temps qui patche, au château de Morsang-sur-Orge (Essonne). Renseignements : 06 28 25 31 85 ou isapatch@yahoo.fr.

Du 24 au 27 :
Créativa Rouen, Parc Expo de l'Agglo de Rouen, hall 1 (entrée Parvis), 76175 Rouen. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Le 27 :
Foir'Fouille pour Unicef, à Nivelles (sud de Bruxelles). La Foir’Fouille et son Stitch Café sont organisés au bénéfice de l’UNICEF. De 10 à 18 heures, salle Sotriamon. Pour plus de renseignements, cliquez ici.

OCTOBRE

Du 1er au 4 :
Créativa Dijon, Parc des Expositions et Congrès de Dijon, Centre Clemenceau, 21000 Dijon. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Le 5 :
Journée Portes Ouvertes chez Au Ver à Soie, 102 rue Réaumur, 75002 Paris. De 12h30 à 17h30. L'occasion de connaître ce lieux mythique et d'acheter des fils de soie à des petits prix. Renseignements : 06 08 02 79 22.

Du 8 au 11 :
Créativa Namur, Avenue Sergent Vrithoff 2A, 5000 Namur, Belgique. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Du 9 au 11 :
6ème Salon des loisirs créatifs de Nice, au Palais des Congrès Acropolis. Renseignements : http://www.niceloisirscreatifs.com.

Du 10 au 18 :
Exposition organisée par le club Marquoirs en Essonne à Brunoy (91), à la salle des fêtes, sur le thème du Moyen âge. L'occasion de fêter les 15 ans du club. Exposition et espace vente avec des créatrices, des merceries, des librairies.

Du 14 octobre au 17 janvier :
Trois expositions au musée du Louvre. Le musée du Louvre s’attachera à éclairer trois moments cruciaux de la culture turque, dans le cadre de la manifestation "Année de la Turquie en France" : l’exposition «Caftans impériaux du palais de Topkapi » rendra compte du faste de la cour ottomane, à travers toute une sélection d’objets et de vêtements… L’exposition «Izmir / Smyrne antique, portrait d’une cité ionienne» et la présentation de cinq oeuvres provenant du musée des civilisations d’Ankara sur « La civilisation hittite » mettront toutes deux en avant, la richesse archéologique de la Turquie. Des fondations de la ville d’Izmir, autrefois connue sous le nom grec de Smyrne à l’épopée hittite depuis son invasion de l’Asie Mineure, cette civilisation emprunta beaucoup aux peuples auxquels elle se confrontait : leurs dieux, leurs mythes et leurs rites. De ces emprunts et métissages naquit une société florissante qui perdura jusqu’au VIIIe siècle avant JC.

Du 15 au 19 :
Exposition de l'Atelier patchwork de Rond-Point au château de Buc (Yvelines). Renseignements : 06 8 2 62 25 26.

Du 22 au 25 :
Créativa Strasbourg, Parc des Expositions, Pavillon K, 67007 Strasbourg. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Du 29 octobre au 1er novembre :
Créativa Nantes, Parc de la Beaujoire, 44300 Nantes. Renseignements : http://www.creavenue.com.

NOVEMBRE

Le 9 :
Journée Portes Ouvertes chez Au Ver à Soie, 102 rue Réaumur, 75002 Paris. De 12h30 à 17h30. L'occasion de connaître ce lieux mythique et d'acheter des fils de soie à des petits prix. Renseignements : 06 08 02 79 22.

Du 12 au 15 :
Créativa Douai, Parc des Expositions du Rivage Gayant, Route de Tournai, 59500 Douai. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Du 19 au 22 :
Créativa Lausanne, Centre de congrès et d'Expositions Beaulieu, Avenue des Bergières 10, 1000 Lausanne 22, Suisse. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Du 19 au 23 :
Créations et savoir-faire, salon des loisirs créatifs à la Porte de Versailles. Renseignements : http://www.creations-savoir-faire.com.

Du 20 au 22 :
Créativa Barcelona, Fira de Barcelona Pabellón 8, Recinto de Montjuïc, Avenida. Reina Maria Cristina s/n, 08004 Barcelona, Espagne. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Du 26 au 29 :
Créativa Strasbourg, au Parc des Expositions. Renseignements : http://www.creavenue.com.

Du 27 au 29 :
Créativa Barcelona, Fira de Barcelona Pabellón 8. Recinto de Montjuïc Avda. Reina Maria Cristina s/n, 08004 Barcelona (Espagne). Renseignements : http://www.creavenue.com.

DECEMBRE

Le 7 :
Journée Portes Ouvertes chez Au Ver à Soie, 102 rue Réaumur, 75002 Paris. De 12h30 à 17h30. L'occasion de connaître ce lieux mythique et d'acheter des fils de soie à des petits prix. Renseignements : 06 08 02 79 22.

2010

Année France-Russie

S'inscrivant dans la lignée de trois siècles d'échanges intellectuels et artistiques nourris, qui ont permis aux sociétés française et russe de s'enrichir mutuellement

Essen (République Allemagne), Pecs (Hongrie) et Istanbul (Turquie),
capitales européennes de la culture